AU FIL DES ACTES

En passant par la Lorraine ou par le Rouergue !!!!
dimanche 20 septembre 2020
par  Suzanne BARTHE

Au cours d’échanges lors des dernières Journées Généalogiques à Camarès, notre adhérent Michel TERRAL nous a proposé une idée que nous trouvons fort intéressante… Nous pourrions l’intituler "au fil des actes".

Chacun pourrait y raconter ses trouvailles amusantes ou curieuses, au cours de ses recherches en Aveyron ou ailleurs. Voici la première contribution proposée par Michel.

N’hésitez pas à nous envoyer vos découvertes pour alimenter cette rubrique

Lors de notre dernière assemblée générale à Camarès, Jean Delmas s’interrogeait sur la nature des injures que l’on pouvait utiliser au XVIIIème siècle.

Je vous rapporte une anecdote qui concerne l’ancêtre direct de mon épouse, qui vivait en Lorraine dans le charmant village de Pulney au pied de la colline de Sion non loin de Toul.

Vigneron, il se retrouve veuf en 1751 avec quatre enfants en bas âge. Il décide s’engager pour six dans le régiment de cavalerie de Chambrillant (armée française, n’oublions pas notre histoire, les trois évêchés Metz, Toul et Verdun sont français depuis le traité de Wesphalie en 1648). Un conseil de famille confie les enfants à son beau-frère.

Nicolas Cordel est un grand gaillard de 42 ans, mesurant cinq pieds sept pouces (1,84 m), ce qui lui permet de monnayer une solde plus élevée du fait de sa prestance.

Il participe à la guerre de sept ans et revient au village en 1754. Il constate que ses enfants n’ont pas été bien élevés, les garçons préférant courir dans les champs, la fille sortir avec les garçons plutôt que d’aller à l’école. Il se querelle avec son beau-frère, dégaine son sabre et le poursuit dans les rues du village en le traitant de « haut de chausse pourri ». Petit échantillon des injures de l’époque.

Rassurez-vous il n’y aura pas de blessé ni de mort. Le fils de Nicolas prénommé Nicolas sera régent d’école

Tout ceci a été trouvé dans les BMS et les plaids annaux 1690-1793

Michel TERRAL



Commentaires

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AU FIL DES ACTES
jeudi 24 septembre 2020 à 16h51 - par  Nadine BERNAD

1660, le curé de Vabres-l’Abbaye transcrit la lettre de l’évêque datée d’Octobre 1659 dans le registre des BMS

"....un accident déplorable arrivé à un ecclésiastique de notre dit diocèse estant à la chasse contre les règlements et constitutions de l’Eglise tant de fois publiées et tournées a mépris, Nous Evêque.................avons interdit et interdisons de nouveau à tous les Ecclésiastiques de nostre dit diocèse de chasser aux armes à feu comme aussi aux chiens courants et troupes de Laïques sous peine d’encourir par le seul fait d’excommunication majeure à nous réservée.............."

Et comme on n’est jamais trop prudent, mieux vaut rappeler :

" Je certifie..."

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jeudi 24 septembre 2020 à 19h25 - par  Suzanne BARTHE

Merci Nadine pour cette contribution... Je valide !!!
SB

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AU FIL DES ACTES
jeudi 24 septembre 2020 à 16h43 - par  Nadine BERNAD

Bonjour,

Sur 3 pages, le 2 Ventose An 13, à Castelpers (BMS 1786-1791 2E244-6, vue 33)

Une lettre, au nom de Antoine AMAT, au Procureur Impérial de Rodez (12) parce "qu’il lui importe d’accélérer ce mariage ayant un besoin indispensable d’une femme pour gouverner sa maison......."

Le temps de l’Etat-Civil n’est pas le temps de l’Eglise ; la demande d’accélération (1 ban au lieu de 2) permettrait de célébrer le mariage civil puis le mariage religieux avant de rentrer en période prohibée, le Carême

"....tendant à obtenir la dispense de la seconde publication de bans de son mariage avec Marguerite Tayac par le motif
- 1° que les parties professant le culte catholique ne peuvent recevoir la bénédiction nuptiale avant d’avoir célébré leur mariage devant l’officier ddt état-civil, ce qui ne peut se faire qu’après deux publications en sorte que s’ils étaient obligés d’observer ces délais, ils tomberaient dans le temps prohibé par l’Eglise pour la célébration du mariage
- 2°que ce retard lui causerait un grand préjudice ayant un bien à exploiter.................."

 : Je souligne le fait que la demande, sous couvert d’éviter la période prohibée par l’Eglise, montre bien que le bonhomme a aussi besoin d’une "bonne" à la maison le plus rapidement possible ; des enfants d’un premier lit peut-être, les animaux, les semis, le jardin, bref, tout ce qui faisait le quotidien d’une femme et qu’il était urgent de pourvoir

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AU FIL DES ACTES
lundi 21 septembre 2020 à 09h26 - par  Suzanne BARTHE

Grand merci à Michel pour le lancement de cette nouvelle rubrique.
En passant par la Lorraine, non pas avec des sabots, mais avec des "hauts-de-chausses"
Soyez nombreux à nous communiquer les pépites que vous découvrez au hasard de vos recherches.
SB
suzannebarthe@orange.fr