Et si Suzanne de Galatrave n’était pas la fille naturelle de Guillaume-Gabriel ?
- Suson et sa mère
Notre ami Michel TERRAL, en mai 2022, avait narré l’histoire de Suson de GALATRAVE, fille naturelle de Guillaume-Gabriel.
Nous étions d’accord pour dire qu’elle était bien la Suzanne, fille inconnue, née à Saint-Affrique en 1717, dont la marraine Suzanne TORQUEBIAU, par l’intermédiaire de son mari Barthélémy AFFRE, avait des liens avec Pierre de MAZERAND, procureur de Saint-Affrique et parent éloigné de Guillaume-Gabriel par les de GOUDON, et de Margot de GALTIER la fille du juge de Saint-Affrique. Guillaume Gabriel étant conseiller et lieutenant de la judicature de Saint-Affrique.
Pour ma part, j’ai soutenu, et je soutiens toujours, que sa mère serait Elisabeth de REYNÈS de GRAILLAC, mariée en 1709, à Balaguier-sur-Rance, avec Pierre-Louis de PAGÈS, ancien capitaine de cavalerie au régiment du Piémont, veuve en 1716.
Dans son contrat de mariage de 1748 avec Antoine JEAN, Suzanne de GALATRAVE indique, par deux fois, qu’elle connait sa mère : « les libéralités et dons manuels qui lui ont été faits par ses parents autres que ledit seigneur de Galatrave ». « le tout a elle parvenu comme dessus, ainsi que ledit seigneur de Galatrave en a convenu ».
Cette reconnaissance se concrétisera, à mon sens, lors de la naissance de son premier enfant : Gabrielle-Elisabeth. Son parrain étant Guillaume-Gabriel de Galatrave son grand-père Maternel ; sa marraine Elisabeth de REYNÈS, sa « supposée » grand-mère maternelle. La grand-mère paternelle, Marianne VELIOT, sera marraine de leur deuxième enfant André.
Si elle connaît sa mère, comme elle semble l’indiquer dans son acte de mariage, la désignation d’Elisabeth de REYNÈS, comme la marraine de son premier enfant, cela en même temps que son père, est pour moi « nécessaire » dans la démonstration.
Il a été longtemps de coutume de désigner les grands-parents, maternel et paternel comme parrain et marraine du premier enfant.
J’ai pu faire des recherches sur ces personnes grâce aux contrats notariés, car il n’y a pratiquement rien sur les BMS de Rayssac, lieu de leur résidence.
J’ai trouvé que Anne de PAGÈS décédée en 1730 au Mas de Jean à Briols, était la sœur de Pierre-Louis, et bien d’autres alliances encore…
De plus, Elisabeth de REYNÈS, n’est pas une inconnue pour les de GALATRAVE. Bien que née à Albi, sa mère est Françoise BRANDOUIN de BALAGUIER, la nièce de Marie-Anne du PUY tante de Guillaume-Gabriel.
Comme on l’a vu dans un paragraphe précédent, elle a choisi de se marier à Balaguier-sur-Rance, lieu de résidence des BRANDOUIN et des du PUY.
Elle n’est pas inconnue, non plus, de la famille JEAN. Elle est la très jeune arrière-grand-tante par alliance d’Antoine JEAN, et la marraine de sa sœur Elisabeth JEAN. C’est vraisemblablement elle qui a orchestré le mariage de sa fille naturelle Suzanne (31 ans) avec Antoine JEAN (21 ans).
Ensuite je me suis consacré à décrypter qui était Guillaume-Gabriel de GALATRAVE, le père naturel de Suzanne.
Je remercie ici, particulièrement Marie-Louise JEUNET, Evelyne BELIARD et Patrick OZANNE qui m’ont aidé, de façon décisive, dans cette tâche de découverte.
- Guillaume-Gabriel de GALATRAVE
J’ai raconté précédemment ses déboires, entre-autres, son mariage raté avec Jacquette de PRÉVENQUIÈRES ; l’héritage d’Arviala de son grand-oncle Jean de GAYRAUD ; sa démission de l’héritage de son oncle Jean-Pierre du PUY en faveur de sa sœur lors de son mariage avec François-Paul de SOLAGES ; ses dettes, etc.
À la lecture de nombreux actes notariés, je me suis rapidement posé la question de la place de sa fille naturelle dans sa vie.
Elle semble avoir occupé le rôle de fille unique du couple Guillaume-Gabriel – Hélène d’ALBIGNAC d’ARRE.
Dans le testament de sa belle-mère du 14 avril 1745, elle est citée comme fille naturelle de messire de GALATRAVE.
L’axiome du titre du présent article, démarre dès le contrat de mariage de Suzanne de GALATRAVE, daté du 25 août 1748 devant François CREBASSA notaire de St Affrique, dans lequel j’ai découvert l’étonnante modestie de sa dot : 500 livres ! Pour sa fille unique.
Guillaume-Gabriel était veuf depuis trois ans ; sa femme Hélène d’ALBIGNAC avait légué 100 livres à la fille naturelle de son très cher époux.
Lui, ne donne que 500 livres en argent ou dettes bonnes...
Suson elle-même, apporte 1.500 livres en Louis d’or, écus et bonne monnaie que son futur époux a « emboursées » devant notaire et témoins. Ainsi que trois bagues d’or, une croix, une parure d’argent, plusieurs robes, du linge, pour une valeur de 400 livres. Le tout, à elle parvenu par ses parents autres que ledit sieur de GALATRAVE.
En comparaison, Antoine JEAN, suivant le testament de son père du 6 juillet 1743, devant Pierre BRANDOUIN notaire de Camarès, devra donner 800 livres à chacun de ses frères et 1.000 livres de dot à sa sœur Elisabeth lorsqu’elle se mariera. Il est héritier, par sa mère, de son père décédé en 1744 (avec notamment la propriété du masage de Jean à Briols).
Le même sentiment prévaut quand en 1752, devant François COMITIS notaire royal à Le Viala-du-Tarn, il fait donation d’Arviala à son petit-neveu, et filleul de sa défunte femme Hélène d’ALBIGNAC, Hugues Léon Maur de MORLHON, seigneur de Laumière (? Maur Léon suivant son acte de naissance).
Cette opération est plutôt une vente en contrepartie d’un bouquet viager avec usufruit durant trois ans, puis d’une rente sans usufruit.
Le bouquet étant divisé en deux parties inégales, l’une payée dans l’immédiat, l’autre à sa mort pour ses successeurs. Sa fille unique n’est pas citée, ni d’ailleurs aucune autre personne.
Il indique également, dans ledit acte, que des biens lui ont été saisis, des dettes hypothécaires et chirographaires, qu’il a un curateur qui devra approuver cette donation.
La valeur du bien immobilier étant évaluée à 24.000 livres, le mobilier 2.000 livres. Cette évaluation semble sous-évaluée au vu, en sus, du nombre très conséquent d’animaux de la ferme : 140 brebis, 36 moutons, 14 cochons, 22 chèvres, 8 bœufs de trait, 2 chiens de berger. Les quintaux de blé, foin, orge, palmoule, avoine, seigle, etc. Charrettes, charrues, cabriolet. Tout un matériel pour faire du fromage, etc…
LAUMIÈRE lui paiera 10.000 livres, de jour en jour jusqu’au jour de la demande en justice ; ensuite 8.000 livres à ses successeurs ou ayants droits et causes de lui, après sa mort en quatre années et quatre paiements égaux, dont le premier un an après son décès.
Guillaume-Gabriel s’engage à quitter Arviala le 15 avril 1755, afin que le seigneur de LAUMIÈRE, ou ses fermiers, puisse prendre possession des lieux. Alors il recevra 1.000 livres de rente payées en parts égales tous les trimestres ; avec en augment, cent quintaux de foin et cent charrettes de bois coupé, porté audit château. (?)
LAUMIÈRE, habite Millau, il est seigneur de Laumière et Monclarat, héritier de son père.
À ce jour on ne sait pas s’il a, ou pas, habité le château d’Arviala.
Il sera diacre de Villefranche-de-Panat dans les années 1770, pour finir Archevêque d’Auch.
En 1790, il vendra Arviala à Mr AFFRE de Saint-Rome-de-Tarn.
Trois ans après cette donation, le temps est venu, comme Guillaume-Gabriel l’a promis, de quitter la jouissance d’Arviala, le 15 avril 1755…
L’acte indique qu’il : « cédera ladite jouissance audit seigneur de LAUMIÈRE ou à ses fermiers ».
Depuis 1747, c’est Jean PUECH, originaire de les Costes-Gozon, qui est le fermier d’Arviala. Son bail à ferme venant à son terme (un litige existera avec ledit PUECH), Guillaume-Gabriel appelle sa fille et son gendre à l’aide, afin qu’ils prennent la suite et continuent de le loger à Arviala.
Antoine JEAN et Suzanne de GALATRAVE habitent le Mas de Jean à Briols, dont Antoine a hérité en 1748. Il va laisser son cousin Pierre JEAN en qualité de Laboureur et son frère Jean-François pour s’occuper du Mas de Jean. Eux rejoindront Arviala.
Quelques mois plus tard, le 21 août 1755 né, à la Borie Blanque (le nom du domaine), leur quatrième enfant Jean-Antoine.
Dans l’acte de naissance, Antoine est dit métayer du sieur de Galatrave. Les parrain et marraine sont dits « domestiques » dudit Antoine.
Le 20 mai 1756, devant François COMITIS, notaire à Le Viala-du-Tarn, Guillaume-Gabriel reconnait être débiteur de Jacques VAISSIÈRE fils et héritier de Jean VAISSIÈRE (L’instigateur de l’affaire Vailhauzy, et cousin par alliance de feue Hélène d’Albignac), de la somme de 1.500 livres pour restes d’une dette de 2.291 livres, dix sols, par arrêts du Parlement de Toulouse des 9 janvier 1736, 5 mars 1753 et 4 mars 1756.
L’acte nous indique que suivant la donation du 8 décembre 1752 : « ladite cour était sur le point d’assigner le seigneur de LAUMIÈRE ». Ce dernier se substitue au sieur de GALATRAVE, en payant la somme de 2.160 livres, 6 sols, 8 deniers pour solde audit Jacques VAISSIÈRE.
Le sieur de GALATRAVE fait quittance au seigneur de LAUMIÈRE en imputant 2.000 livres sur la réserve des 8.000 livres du susdit acte de donation, et 160 livres, 6 sols et 8 deniers à compter du premier payement de la pension échu dans le mois d’avril dernier.
LAUMIÉRE, ne faisant aucun cadeau à son grand-oncle, indique que les 2.000 livres de la réserve étant payées par anticipation ; n’étant prévu d’être payées qu’après la mort dudit grand-oncle, il va désormais réduire la pension de 100 livres par an afin de payer les intérêts, ce dernier verra sa pension passer de 1.000 livres à 900 livres.
20 mai 1757, opération à peu près identique. Toujours devant François COMITIS notaire à Le Viala-du-Tarn.
Dans sa donation de 1752 Guillaume-Gabriel s’était réservé la propriété de la Chapelle du château. Maur Léon de MORLHON (son prénom est là bien orthographié) seigneur de LAUMIÈRE, demande que la Chapelle, qui est une charge réelle des biens donnés, lui revienne.
Guillaume-Gabriel, après son grand-oncle Jean de GAYRAUD seigneur d’Arviala, avait repris l’obligation de faire dire 3 messes par semaine dans ladite chapelle, cela à perpétuité pour un coût de 8 sols la messe.
Guillaume-Gabriel accepte la demande de son petit-neveu et lui propose de prendre sur la réserve des 8.000 livres la somme de 1.248 livres, montant annuel desdites messes.
Apparemment, il se trompe ; car 52 semaines à 3 messes à 8 sols, cela représente un montant de 1.248 sols ; soit 62 livres 8 sols, et non 1.248 livres.
À 79 ans, il semble avoir perdu un peu de son raisonnement.
Ni LAUMIÉRE, ni COMITIS ne réagiront.
Deux mois plus tard, le 18 juillet 1757 devant le notaire Jacques DUFIEU notaire d’Ayssènes, dans la maison de François COMITIS, avocat en parlement et notaire royal, à Le Viala-du-Tarn, Guillaume-Gabriel dictera ses dernières volontés.
Alors qu’il vit au château d’Arviala, entouré de sa fille, son gendre et ses quatre petits-enfants venus l’aider pour continuer à occuper, ce qui n’est plus son château : Il désigne François COMITIS, avocat en parlement puis notaire royal à Le Viala-du-Tarn, comme son héritier général et universel.
François qui est son cousin, par alliance, au deuxième degré par les BRANDOUIN, également petit cousin, par alliance, par les GAYRAUD, et cousin issu de germain au quatrième degré d’Elisabeth de Reynès.
Si impossibilité, son fils Bernard François COMITIS avocat sera choisi.
Dans ledit testament, Guillaume-Gabriel lègue 150 livres pour les pauvres de Saint-Clément, 50 livres à ceux de Saint-Rome. Il demande de nombreuses messes basses à concurrence de 150 livres, pour le repos de son âme.
Par contre, aucun parent direct n’est cité.
Pas le moindre « fifrelin » pour ses descendants, sa fille, ou a minima ses petits-enfants dont sa filleule, ou son demi-frère Augustin-César de CLERGUE.
Son frère et ses deux sœurs, eux, sont déjà décédés.
N’est-ce pas révélateur d’une remise en question de sa paternité ?
Le 24 février 1758, devant François COMITIS, le seigneur de LAUMIÈRE, rappelle les termes de la donation de son grand-oncle Guillaume-Gabriel du 8 décembre 1752.
Il commence à s’impatienter, rappelant que cette donation comportait une période de fruit, puis d’usufruit. Il rappelle que cet acte avait été accepté par le curateur, contrôlé par le notaire Thomas, insinué au sénéchal de Villefranche, et qu’à cette époque il était mineur (23 ans), etc.
Mais ce n’est pas tout.
Le 9 juin 1759 Guillaume-Gabriel, par exploit d’huissier, a convoqué son gendre Antoine JEAN (tous deux habitent le château d’Arviala) afin qu’il accepte, de sa part, une cession de créance de 360 livres qu’il dit tenir de l’ancien fermier d’Arviala, Jean PUECH.
Ces 360 livres représentant le reste de la dot de 500 livres qu’il doit depuis 9 ans à sa fille…
Antoine JEAN refuse cette cession invoquant que :
- Ledit Jean PUECH n’a pas de biens ;
- Son beau-père assène des incohérences parlant de la valeur de quatre paires de bœufs qui appartenaient au domaine, et qui de plus faisaient partie de la donation audit LAUMIÈRE ;
- Lesdits 360 livres, ne couvrent que la partie restante de la dot de sa femme ; c’est sans compter les autres dettes bien supérieures dont il ne préfère pas parler, dues audit Antoine JEAN par son beau-père.
La cession ne se fera point. Les dettes ne seront probablement jamais recouvrées.
À ce jour, je n’ai pas trouvé de traces de réclamations d’Antoine JEAN auprès du donataire, le seigneur de LAUMIÈRE, ni auprès de l’héritier universel François COMITIS, ou plutôt son fils.
Le cinquième fils du couple JEAN - de GALATRAVE : Jacques-Antoine, naîtra le 15 septembre 1759 à Arviala. Antoine et Suson sont qualifiés de fermiers habitants à la Borie Blanque.
Au final, le 3 juillet 1760, toujours au château d’Arviala devant François COMITIS, des Marguilliers de l’église de Saint-Clément feront quittance à Guillaume-Gabriel de GALATRAVE de la somme de 183 livres qu’il a donné pour l’achat et la mise en place de la cloche de l’église, sur un montant total de 288 livres, dix sols. On le dispense de payer 4 livres de la rente annuelle de l’année 1758.
Guillaume-Gabriel, vendra son office de conseiller Lieutenant de la judicature de Saint-Affrique le 2 novembre 1759 à Louis GUIRAUD.
Alors qu’il possédait un caveau dans l’église de Saint-Clément, aux côtés de ses grands-oncles Jean-Jacques et Jean de Gayraud, et de son oncle Benoit de GALATRAVE ; dans son testament, Guillaume-Gabriel laissera toute initiative à son héritier pour s’occuper de ses funérailles, sans citer cette possibilité. (Hélène d’ALBIGNAC a été inhumée le 15 avril 1745, dans l’église de Saint-Rome-de-Tarn)
On ne trouve pas trace des funérailles de Guillaume-Gabriel.
Il a dû enfin quitter Arviala. Chose qui était programmée au 15 avril 1755, et qui s’est concrétisée vers la fin de l’année 1760, alors que Guillaume-Gabriel avait alors quatre-vingt-deux ans.
Il a vraisemblablement été recueilli chez François COMITIS à Le Viala-du-Tarn, et décéder entre 1760 et 1764, époque durant laquelle le registre manque pour cette commune.
- Antoine JEAN et Suson de GALATRAVE
Antoine JEAN et Suzanne de GALATRAVE ont rejoint le Mas de Jean à Briols vers cette époque.
J’ai trouvé un acte daté du 8 mars 1762, devant Pierre BRANDOUIN notaire à Camarès où Antoine JEAN est qualifié de Laboureur du Mas de Jean, et son cousin Pierre Jean comme ménager dudit lieu.
Dans ledit acte, Antoine passe un accord avec son frère Jean François, resté au Mas de Jean jusqu’en septembre 1761, logé et entretenu par son frère, comme spécifié dans le testament de leur père. Jean François a trente-deux ans et vient de s’installer comme journalier dans la métairie dite Monmejea, terre de Saint-Rome.
Antoine lui propose de revenir vivre au Mas de Jean. De lui donner cent livres par an et une chambre, jusqu’à ce qu’il trouve à se marier. Il recevra alors 1.199 livres quinze sols.
Antoine et Suzanne décéderont respectivement en 1807 et 1794, chez leur fils aîné André, au masage de la Boriette à Briols, domaine situé à 2 kms du Mas de Jean.
C’est le beau-frère d’André : Guillaume LASSERRE qui s’occupera, en qualité de métayer, du Mas de Jean.
C’est leur petit-fils André, fils aîné d’André, qui vendra le Mas de Jean le 28 décembre 1834 à Jean RAMONDENC notaire de Camarès, devant Hyacinthe CAREL notaire de Camarès. Il vendra également la Boriette quelques mois plus tard.
- ÉPILOGUE
Dans cet article, je me suis attaché à rendre-compte de mes recherches ; cela sans filtre.
Même avec des ascendances parfaitement actées, les surprises sont toujours possibles.
Je laisse aux lecteurs, le choix de la réponse à la question initiale, ainsi qu’aux questions afférentes.
Serge d’Isernia 26 septembre 2025
PS : Nastasie DEJEAN née en 1825 à la Boriette, arrière-petite-fille d’Antoine et Suzanne, fille d’André JEAN, était mon arrière-arrière-grand-mère.