Une généalogie en Aveyron : les BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »

samedi 11 février 2017
par  Suzanne BARTHE

Nous ne prétendons pas être exhaustifs, et nous invitons tous nos lecteurs à ne pas hésiter à apporter leurs commentaires, compléments et questions...
Vous avez vous-mêmes des ancêtres "mulatiers" ? Vous faites partie de la famille BARTHELEMY ? Rejoignez notre groupe de discussion en postant votre commentaire...

LIAUCOUS (Llaucous)

(Commune de MOSTUEJOULS)

Liaucous {JPEG}

Stratégiquement niché sous la corniche du Causse de Sauveterre, à l’entrée des Gorges du Tarn, ce site est habité depuis le néolithique. L’église romane Saint-Sauveur de Liaucous fut classée au titre des monuments historiques en 1930.

Il nous faut également signaler les très intéressantes rues étroites et les calades pavées, sans oublier les maisons caractéristiques, avec leurs caves de ce village très typé.

Bref rappel de la localisation de LIOUCOUS /MO STUEJOULS : nous trouvons au Nord-Ouest : Sévérac-le-Château, au Nord : Saint-Rome-de-Dolan, au Nord-Est : Les Vignes, à l’Est : Saint-Pierre-des-Tripiers, au Sud-Est : Le Rozier, au Sud : Peyreleau, au Sud-Ouest : La Cresse, et enfin à l’Ouest : Rivière-sur-Tarn.

Pour découvrir LIAUCOUS en images en 1950

Les « mulatiers » ou « mulhatiers » ou « muletiers »

Depuis le Moyen-Âge jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, le seul moyen utilisé pour le transport de marchandises dans nos régions montagneuses était le mulet. Cet animal, issu du croisement de la jument et de l’âne, possède plusieurs caractéristiques héritées de ses géniteurs et intéressantes pour ce travail. Comme sa mère, il supporte de lourdes charges et il hérite de son père la structure de son corps et sa résistance à la fatigue.

Le titre de « mulatier » (muletier), n’était pas donné au premier venu porteur de vin. Pour y avoir droit, il fallait au moins posséder six mulets voire plus, équipés de toutes pièces. Le «  mulatier  » était quelqu’un d’important, maître de ses bêtes. Nous dirions de nos jours qu’il était en quelque sorte à la tête d’une entreprise de transport…

Les BARTHELEMY

Nous pouvons observer combien le métier de « mulatier » était ancré dans cette famille BARTHELEMY. Le premier membre que nous avons pu étudier est Estienne, né à la fin du XVIe siècle. Les dépouillements des BMS pour LIAUCOUS commençant en 1674, il nous faut nous appuyer sur les actes notariés pour les périodes antérieures.

I. Estienne BARTHELEMY, « mulatier », décédé entre 1647 et 1659, avait épousé Marguerite ROUDIER (CM chez Me Antoine YRINHAC et quittance de reconnaissance dotale en date du 29.12.1622). Marguerite teste une première fois en 1647 et une seconde fois en1659).

De leur union naîtront huit enfants : trois garçons et cinq filles dont trois d’entre elles épouseront des « mulatiers  ».

  • Jean qui suit
  • Jeanne X Jean VIDAL (†<1659). D’où Jeanne et Catherine, toutes les deux citées au testament de leur grand-mère Marguerite ROUDIER..
  • Pierre « mulatier de Liaucous » qui suivra
  • Autre Pierre plus jeune - teste le 30.08.1648 : Cités : Marguerite ROUDIèRE sa mère - Pierre BARTHéLéMY son frère de Liaucous - Catherine, Suzanne, Margueritte et Marye BARTHéLéMINES ses soeurs - Catherine MALEFOCE sa belle-soeur - Pierre BERTRAND son filheul de la Cresse - Héritier universel : Jean BARTHéLéMY son frère aisné
  • Suzanne X Guilhaume BERTAND, « marchand de la Cresse »
  • Marguerite X Jean FAGES, « mulatier de Mostuejouls »
  • Catherine X 1638 Pierre FOLOQUIER, « mulatier des Vinhes »
  • Maie X 1647 Pierre VALES, « mulatier de Peyrelau »

Branche JEAN BARTHELEMY

II. Jean BARTHELEMY, marchand de Liaucous, contracte mariage le 27.02.1628 avec Catherine MALAFOSSE de Sainte-Enimie. Jean test le 28.01.1657, laissant quatre enfants de son union :

  • Estienne qui suit,
  • Anthoine, chez qui sa grand-mère Marguerite ROUDIER va se «  réfugier » en 1661, « après avoir quitté la maison d’autre Estienne BARTHELLEMY, son petit-fils et donataire de feu Jean BARTHELEMY son fils » ainsi qu’en atteste un acte du 12 juillet reçu par Me Antoine Vitalis. Anthoine est marchand à Liaucous. Il contracte mariage le 22.11.1660 avec Margerite LAGRIFOUL, fille de Pierre, Me Charpentier de La Cresse et de Catherine PORTALIèRE.
  • Tonette X Guilhaume BAUMEVIELHE, marchand de Verrières,
  • Anne, qui contracte mariage le 12.04.1668 avec Jean GUY, « mulatier » de Comairas. Témoins : Estienne et Anthoine BARTHéLéMY frères de la future.

III. Estienne BARTHELEMY (Héritier Universel de son père et de sa grand-mère Marguerite ROUDIER). Il est « marchand de Liaucous, ». Il contracte mariage le 14.11.1652, chez Me Vitalis avec Delle Marie FROMENT du moulin de la Muze. Il est qualifié de « bourgeois  » en 1698 lors du mariage de son fils aîné, qui contracte un « mariage remarquable ».

IV. Jean BARTHELEMY, «  maître avocat en Parlement », contracte mariage le 27.08.1698, avec Delle Marie CHAPELAIN de LAVIALE, fille de Noble François de CHAPELAIN seigneur de LAVILAE et de Delle Hélène ALBINHAC d’URRE.
D’où :

  • Hélène (de) BARTHELEMY °13.10.1699, contracte mariage le 15.1.1720 avec Laurent LACROIX Me chirurgien de Liaucous (fils de † Pierre LACROIX + Me chirurgien de Recoules de Varès - D’où Marie ° 1722 Liaucous - Hélène décède le 17.03. 1729 à Liaucous
  • Jean François BARTHELEMY °26.11.1702- sans postérité connue, il teste le 19.01.1741 instituant Héritière Universelle sa sœur Marguerite
  • Marie Jeanne BARTHELEMY °16.07.1704 – Le 01.02.1727 Delle Marie de BARTHELEMY, fille de feu Jean BARTHELEMY, avocat, et Marion de CHAPELAIN de LAVIALE, contracte mariage avec Sr Jean Jacques BOULET chirurgien de La Canourgue, fils de feu Marc Antoine BOULET et de feue Delle Roze ENJALRAN- Témoins : Me Jacques BOULET Me apothicaire aïeul du futur & Laurens LACROIX chirurgien, beau-frère la future.
  • Marguerite BARTHELEMY °14.10.1705 - fileuse habitant Liaucous elle décède le 4.03.1766
  • Séverin BARTHELEMY °11.02.1707
  • Antoine BARTHELEMY °24.05.1708

JPEG

Branche du second fils d’Estienne BATHELEMY et Marguerite ROUDIER

Pierre BARTHELEMY, "mulatier" x Françoise IRINHAC

Cette branche poursuit la lignée des "mulatiers"

II. Pierre BARTHELEMY contracte mariage le 05.01.1637 avec Françoise IRINHAC, fille de feu Pierre IRINHAC de Llaucous et de Jeanne AIGOUY. Les témoins sont : Jehan BARTHéLéMY frère du futur - Me Pierre CABLAT prieur de Trébans et Pierre AIGOUY oncles de la future.

Pierre BARTHELEMY, mulatie de Liaucous, teste le 02.09.1671, faisant de son épouse François IRINHAC son héritière universelle. Sont cités au testament : « Estienne, Pierre, Anthoine et Thomas BARTHéLéMIS ses enfants - Jean BARTHéLéMY autre fils - Catherine et Jeanne BARTHéLéMINES ses filhes »

Le 01.01.1682, Me Antoine Vitalis enregistre le testament de Françoise IRINHAC veuve de Pierre BARTHELEMY. Sont cités au testament :

  • Pierre (marié à Montauban),
  • Jean
  • Anthoine
  • Catherine X Anthoine MARTIN de Liaucous
  • Jeanne X François BALDOUY
  • Héritier universel : Estienne BARTHéLéMY autre fils et donataire (x- Izabeaux ALMéRASSE.

III. Estienne BARTHELEMY « mulatier de Liaucous » contracte mariage le 12.01.1678 avec Izabeau ALMERAS fille de feu Guilhaume ALMERAS, menuisier de Liaucous et de Marguerite FLOURIDE. Témoin : Anthoine ALMERAS frère de la future. De leur union :

  • Jean qui suit
  • - André qui contracte mariage le 18.01.1718 avec Catherine HERAN de Liaucous, d’où -# Helisabeth °30.10.1718 -# Jean ° 03.11.1720 -# Marguerite ° 3.01.1724 -# Jeanne 20.02.1726
  • - Thomas (qui sera écarté de la succession pour « indisposition »)
  • - Jeanne X 30.01.1709 Jean LOUBAT de Pinet
  • - Marie X 05.02.1709 Jean BADARU de Mostuejouls

Estienne BARTHELEMY, mulatie, fait un premier testament le 27.02.1692 instituant son épouse comme héritière universelle. Le 01.09.1703, noble Jean de MOSTUEJOULS, prêtre prieur de Liaucous, reçoit le dernier testament d’Estiene BARTHELEMY. Ce testament est enregistré après sa mort le 29.12.1703. La légataire universelle est son épouse Izabaux ALMERAS «  pour un de leurs enfants à l’exception de Thomas à cause de son indisposition ».

IV. Jean BARTHELEMY, vigneron contracte un premier mariage le 27.08.1707 avec Anne TREMOULET fille d’Anthoine et de Toinette MONZIALS des Fonts (St Georges de Lévejac). Le couple donne naissance à

  • - Jean Antoine né à Liaucous le 25.08.1709 - (*) voir plus bas

Anne TREMOULET décède avant la QRD du 06.02.1713, (nous recherchons son acte de décès)

Jean BARTHELEMY épouse en secondes noces le 15.08.1713, Marguerite TREMOULET, fille de Jean de Bellas, et de Catherine POUGET. Le couple aura sept enfants

  • André, qui suit
  • Marguerite °27.05.1714
  • Jean °21.03.1717
  • Catherine °03.11.1719
  • Gabriel °18.12.1721
  • Etienne °19.07.1724
  • Jean Joseph °18.09.1728

(*) Jean-Antoine fait une donation enregistrée par Me Jean VITALIS le 26.01.1734. Il est « garçon cordonnier » et il est “…engagé pour servir de soldat de milice pour la communauté de Liaucous...”. Sont cite dans cette donation : « Margueritte BARTHéLéMY sa sœur consanguine, Estienne BARTHéLéMY frère consanguin et filheul – Jean BARTHéLéMY son père. »

Le 05.09.1740  : acte concernant Jean-Antoine, garçon cordonnier, Natif de Liaucous - Habitant La Salvetat-Peyralès (Dcse de Rodez), fils de Jean BARTHELEMY, travailleur et de feue Anne TREMOULET : «  Emancipation du susdit par son père en vue de son mariage - A la suite, acte concernant les droits de légitime revenant audit Jean Antoine et reconnaisance de ce dernier ».

V. André BARTHELEMY, contracte mariage le 05.01.1751 avec Marianne CALMET, fille de Sr Jean CALMET de Rome de Dolan et de Marie LAYRAL

  • Jean °13.01.1752
  • Joseph °10.12.1753
  • André Bp le 18.03.1756 – Parrain : Jean BARTHELEMY son grand père – marraine : Jeanne CALMET de St Rome de Dolan
  • Marianne (°29.08.1763 †11.10.1804)
  • Louis °10.03.1764, qui suit
  • François °ca 1766 - †12.06.1827 à Liaucous

VI. Louis BARTHELEMY, °10.03.1764, épouse le 06.02.1798 Marianne MELJAC fille de Louis et de Marie Jeanne FORGUES de Rivière. D’où :

  • Adélaïde Clotilde °01.03.1800 X 1821 PLOMBAT
  • Reinette ° 1801 X 1827 DENNES
  • Renée Victoire 20.02.1802 X 1827 DUMAS
  • Barthélémy °06.03.1804 qui suit
  • Joseph (°15.10.1806 - †11.02.1838)
  • Louis Hyppolyte (°01.01.1809 - †08.09.1810)
  • Etienne °09.05.1810
  • René †13.08.1882 à Aguessac

Marianne MELJAC décède à l’age de 34 ans le 01.07.1812 – déclaration faite par son beau-frère François BARTHELEMEY. Louis BARTHELEMY, propriétaire foncier , décède à Liaucous le 30.07.1827.

VII. Barthélémy BARTHELEMY °06/03/1804 à Liaucous.
Propriétaire foncier, Il fut maire de Mostuejouls de 1830 à 1870

JPEG - 24.1 ko

Le 18.01.1832 il épouse en premières noces Mari Jeanne Rose ARNAL (°22.11.1813, fille mineure de feu Jean Pierre ARNAL (†18.05.1813) et de feue marie jeanne LABAUME (†23.12.1823). De cette union vont naître à Liaucous :

  • Charles Henri Napoléon Barthélémy ◦ 14.08.1836.
  • Cyprien Camille ◦ 16.07.1838.
  • Marie Joséphine Reine ◦ 19.02.1841.
  • Marie Léonie Reine ◦ 21.02.1844.
  • Louis ◦ 15.02.1846.
  • René Napoléon Richard Evariste ◦ 13.06.1848.

Marie Jeanne décèdera le 15 aout 1848.

Barthélémy épouse en secondes noces, le 21/07/1875, Nathalie Césarine NIBOULIES , °7 juin 1819, fille de feu Jean NIBOULIES (†24.12.1831) et de feue Hélène COUSIN (†14.06.1869)

Barthélémy décède le 07/11/1884.

Sa veuve fait ériger une stèle, toujours visible à Liaucous ; stèle qui porte l’inscription suivante : SOUVENIR DE FEU M BARTHELEMY - NATHALIE NIBOULIES SA VEUVE

SB


Commentaires

Logo de Suzanne BARTHE
Une généalogie en Aveyron : les BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
vendredi 24 février 2017 à 12h30 - par  Suzanne BARTHE

« Pour le moment, le mystère n’est pas levé sur le décès d’Anne Trémoulet et sur la provenance des Trémoulet de St-Georges de Lévéjac.  »

Notre adhérente Marie Anne SAUZET nous a fait parvenir ce message. Nous rappelons qu’elle recherche l’acte de DC d’Anne TREMOULET – peut être Tremolet - entre 1709 et 1713

Si un de nos lecteurs a des informations sur cette famille TREMOULET de St Georges de Lévéjac, par avance merci de les poster

SB

Logo de Maurice MIQUEL
Une généalogie en Aveyron : les BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
lundi 20 février 2017 à 18h31 - par  Maurice MIQUEL

LA VIE RUDE DES MULETIERS
Le 24-08-1835
COMMENIES Cadet, 43 ans, mulatier du village de Cros, Canton de Lodéve est décédé sur la route de St Rome de Cernon à la Cavalerie

Logo de Suzanne BARTHE
Une généalogie en Aveyron : les BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
lundi 20 février 2017 à 16h58 - par  Suzanne BARTHE

Le testament Guillaume Guizonnier « muletier  » en date du 05.12.1654, enregistré par Me Cambon - La Cavalerie (AD12 3E 18 048 f°122) indique :

«  item a donné la somme de 7 livres pour faire une croix au carrefour des chemins qui vont dudit La Cavalerie à la lavanhe de l’Estrade et le chemin allant à Millau, laquelle il entend être faîte à l’honneur de Dieu pendant l’année de son décès  ».

J’ai retrouvé ce document au hasard de mes recherche pour le livre en préparation sur LA CAVALERIE.
Certes, ceci ne concerne pas la famille BARTHELEMY, mais concerne bien la corporation des "muletier" au XVIIème siècle...

Logo de Roselyne FORESTIER
Une généalogie en Aveyron : les BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
vendredi 17 février 2017 à 17h55 - par  Roselyne FORESTIER

Merci pour cette généalogie. Cela m’a permis de remonter deux génération de plus étant rattachée à cette dynastie par le couple Laurent LACROIX X avec Helene de BARTHELEMY.
Beau travail , cela me donne envie de m’informer plus encore sur cet ancien métier.

Cordialement

Logo de Maurice MIQUEL
Généalogie des BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
lundi 13 février 2017 à 15h43 - par  Maurice MIQUEL

ACCIDENT DE MULET
Le 22-01-1783 Samson Jean de Mostuéjouls, mulatier * 45/50 ans, porteur de vin à Canilhac (48) mourut sous la chute d’un de ses mulets à demi côte descendant de Toutes Aures à Canilhac
Certainement le poids du vin que portait la bête l’entraina dans sa chute

Logo de Suzanne BARTHE
Généalogie des BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
dimanche 12 février 2017 à 10h58 - par  Suzanne BARTHE

Merci à celles et ceux (ils se reconnaîtront) qui nous ont transmis des compléments. Ces informations sont intégrées au fur et à mesure dans la généalogie ci-dessus.

Logo de MIQUEL Maurice
La famille BARTHELEMY de Liaucous, une dynastie de « mulatiers »
mardi 7 février 2017 à 12h10 - par  MIQUEL Maurice

Les MULETS SUR LE LARZAC
Mon ami, Pierre HERAIL, qui avait fait de nombreuses recherches sur les Templiers et le Larzac, me racontait l’histoire des mulets qui traversaient le Larzac pour descendre dans la midi, chargés (comme des ânes) du fumier des brebis( le migou).
Les chemins étaient bien délimités par des murailles (los drayos) qui ne laissaient la place que pour les bêtes, mais ces mulets bien chargés avec leurs bats, passaient difficilement en certains endroits et faisaient tomber des pans de muraille et s’ensuivait des procès à ce sujet.
Si dans vos recherches vous tombez sur ce genre de procès n’hésitez pas à en parler

Logo de MIQUEL Maurice
mercredi 8 février 2017 à 10h12 - par  Suzanne BARTHE

Merci à Maurice MIQUEL pour ce témoignage.

Concernant l’utilisation des mulets , nous rappellerons aussi, plus largement, les Compagnies muletières de l’armée… les Armées napoléoniennes franchissant les Alpes…. En Afrique, en Indochine, ce sont bien les mulets qui ont permis aux soldats de parvenir au cœur de régions sauvages et montagneuses. Les convois de mulets escaladant les montagnes… les attelages de mules tirant des diligences… L’usage de cet hybride fut très répandu jusqu’au début du 20ème siècle.

Il y a eu, depuis la plus haute antiquité, des inconditionnels du mulet, conscients des qualités profondes de cet animal, « qui n’était décrié que par les ignorants ». Adolphe Guénon, officier vétérinaire dans l’armée française, a écrit en 1899 un excellent ouvrage à la gloire du mulet : « La grande histoire du mulet 1899 - 100 ans – 1999 - Edité par Adolphe Guénon en 1899 et Ré-édité par Jacques Clouteau en 1999 - ISBN 2-9508486-5-6 - 192 pages »

Adolphe Guénon, officier vétérinaire dans l’armée française, "décidait par cet ouvrage de redonner au mulet ses lettres de noblesse". En vingt ans de carrière, il avait appris à connaître et aimer cet animal, et pu faire des comparaisons entre le cheval et le mulet, pas toujours à la gloire du premier... Il avait discuté avec ses collègues revenant des colonies, et lu les rapports sur le corps expéditionnaire à Madagascar, en Algérie et au Tonkin. Il avait assisté aux manœuvres alpines, et constaté la sûreté du pied des mulets pourtant lourdement chargés. C’était l’époque où la France achevait de conquérir son empire colonial, avec une armée dont "tous les moyens de communication terrestre dépendaient des animaux".

N’oublions pas non plus LA MULE DU PAPE

célébrée par Alphonse DAUDET !!!

Dans notre livre en préparation sur LA CAVALERIE nous évoquerons bien sûr les "muletiers du Larzac"