Jean Cabot

Maître Chirurgien en 1697 du duc de Savoie
mercredi 13 février 2008

Vous trouverez ci-après le détail des actes de notaire que nous avons répertoriés concernant un personnage bien particulier, qui mérite de figurer dans notre galerie de portraits.

Il s’agit de Jean CABOT, né vers 1667, fils de Pierre, tisserand de cadis à St-Jean du Bruel, et de Jeanne RAYMONDE.

Parti de St-Jean à 15 ans, vers 1682, il y revient à 30 ans, en avril 1697, pour récupérer la dot de feue sa mère.

Il est alors maître chirurgien du duc de Savoie (qui est également prince de Piémont) et habite à Carmagnolles (actuellement Carmagnola ville du Piedmont région la plus au nord de l’Italie, près de la frontière avec la France, ville proche de Briançon et Barcelonnette en France ou Turin en Italie).

Les registres paroissiaux de Saint-Jean du Bruel sont étrangement silencieux au sujet de cette famille : deux apparitions seulement. Pierre CABOT cadissier de St Jean est parrain de Jeanne Bourguet le 22 décembre 1692 (il s’agit certainement du père de notre chirurgien). Marie CABOT, fille de Jean et de Françoise Mouisset de Laguiole, « présentement ht de St-Jean », est baptisée le 29 juin 1750.

Il faut noter les relations de Pierre Cabot avec Jean Bourguet meunier du moulin du Pont de St-Jean, qui s’expliquent certainement par son travail de tisserand de cadis, peut-être dans ce moulin.

Une recherche rapide sur les bases du Cercle généalogique du Sud-Aveyron donne Réquista et sa région comme vivier de ce nom de famille à cette époque (Réquista, Coupiac, Durenque, St Jean Delnous, Lédergues). Il faudrait pouvoir étudier également la piste de Laguiole … Si les Cabot ne sont pas de Saint-Jean et alentour depuis très longtemps, les Raymond y sont, eux, enracinés de toute ancienneté.

Quant à la descendance de Jean CABOT maître chirurgien du duc de Savoie en 1697 … mystère … Les « Cabot de Dampmartin », alliés aux « de Broglie », seraient originaires du Piedmont … Y aurait-il un lien avec notre chirurgien ? … Merci à tous ceux qui pourront nous apporter des informations.

A savoir, un homonyme célèbre : John Cabot (Giovanni Caboto, Jean Cabot) (1450-1498), navigateur et explorateur vénitien au service de l’Angleterre, 1er Européen à avoir découvert le Canada.


AD12 - 3E 27 116 : VIDAL Jean, notaire de St-Jean-du-Bruel

29/04/1697 f°174EMANCIPATION faite par Pierre CABOT tisserand de cadis de St Jean, à Jean CABOT son fils de 30 ans, Me chirurgien du duc de Savoie à Carmagnolles, absent depuis 15 ans du pays. Mention de la dot de feue sa mère Jeanne RAYMONDE.

EMANCIPATION faite par Pierre CABOT tisserand de cadis de St Jean de Roquefeuil, à Jean CABOT son fils Me chirurgien de son altesse royalle le duc de Savose résidant en la ville de Carmagnolle en Piémont. Lequel Cabot père a dit ledit Cabot son fils avoir atteint l’aage d’environ 30 ans et avoir resté absent du pais et hors de sa puissance environ 15 ans pendant lesquels il a fait ses affaires sans sa participation, aide ny acistance et comme il a acquis de comodittés et qu’il souhaite qu’il en acquière davantage pour luy donner moyen de se faire et de pouvoir tester, vendre, donner, engager, alliénner et faire toute sorte de contrat et autres actes valables tant en jugement que dehors, mesmes et par expres qu’il puisse repetir et se faire payer la dot de feue Jeanne RAYMONDE sa mère et en pouvoir fere quittance valable, ces considérations et autres l’ont porté à le vouloir esmanciper et tirer hors de sa puissance et à ces fins ledit Cabot fils s’estant mis de genoux devant sondit père, icelluy luy ayant mis les mains jointes sur la teste en les desjoignant luy a donné sa bénédiction et entièrement tiré de sa puissance paternelle avec consantement qu’il puisse tester, vendre, allienner, engager, passer tous contrat, quittances, repetir la dot de sadite mère et fere tous autres actes et quittances valables, tout de mesme qu’en vray esmancipé de fait et de droit peut fere et que tout ce qu’il acquera luy appartienne et en dispose à ses plaisirs et volontés. De ladite esmancipation ledit Cabot fils en a très humblement remercié sondit père et promis jamais ne se départir de l’honneur, respect et obéissance qu’il luy doit et qu’un fils est obligé envers son père, de quoy lesdits père et fils m’ont requis acte que leur ai concédé. Fait à l’estude, présent Estienne Hébrard marchand facturier et Jean Bourguet musnier du Pont, dudit St Jean, soussignés avec ledit Cabot fils, ledit Cabot père a dit ne scavoir de ce requis par moy notaire.

29/04/1697 f°175ACHAIPT fait par Jaques AUBAC hoste de Pierre CABOT tisserand de cadis, tous de St Jean, une maison dans l’enclos de la ville, sur la rue allant au four, pour 305 livres. A payer 150 livres à son fils Jean Cabot Me chirurgien en déduction de la dot de feue Jeanne RAMONDE sa mère.

ACHAIPT fait par Jaques AUBAC hoste de Pierre CABOT tisserand de cadis, tous de St Jean de Roquefeuil, une maison dans l’enclos de la ville, bastie à chaux et sable, couverte de tuilles, à un membre et à 3 estages, confronte du levant la rue publique, du midi le casal de la maison des hoirs de Pierre Dourbias, du couchant la rue allant au four et de bise la maison que ledit Aubac jouit par decret des hoirs de Pierre Agulhon don(atai)re dudit St Jean, sous la directe de la marquise de Roquefeuil, pour 305 livres. En déduction de laquelle, ledit Cabot charge ledit Aubac de payer à sa décharge 150 livres qu’il doit à Estienne Hébrard marchand du Pont et que ledit Hébrard aurait payée pour l’acquitement du prix de ladite maison au Sr Richard receveur de Millau desresiste (?) de ladite maison et de luy en raporter quittance à la feste St Michel prochain, et les 150 livres restant ledit Cabot charge ledit Aubac de les payer à Jean Cabot Me chirurgien son fils en déduction de la dot de feue Jeanne RAMONDE sa mère recongneue par ledit Cabot père et de luy en rapporter quittance dans huitaine. Fait à l’estude, en présence desdits Hébrard et Cabot fils, jean Bourguet musnier du Pont dudit St Jean et Jaques Agulhon facturier de cadis et Guilhaume Peisson praticien du Pont dudit St Jean, soussignés avec ledit Aubac, ledit Cabot vendeur a dit ne scavoir de ce requis.

03/05/1697 f°180QUITTANCE faite par Jean CABOT Me chirurgien de son altesse royalle le duc de Savoie ht de la ville de Carmagnolle en Piemont, fils de Pierre Cabot de St Jean, à Jaques AUBAC hoste de St Jean. Mention du paiement partiel de la dot de sa mère feue Jeanne RAYMONDE.

QUITTANCE faite par Jean CABOT Me chirurgien de son altesse royalle le duc de Savoye, ht de la ville de Carmagnolle en Piemont, fils esmancipé de Pierre Cabot de St Jean de Roquefeuil, à Jaques AUBAC hoste de St Jean, pour 150 livres en un louis d’or, escus blancs et monnoye, en déduction de la constitution de dot que feue Jeanne RAYMONDE sa mère avait recogneue sur les biens dudit Cabot son père, et que ledit Cabot père a chargé ledit Aubac de payer audit Cabot son fils par contrat receu par moy le 29 avril dernier. Fait à l’estude, présent Estienne Hébard marchand du Pont et me Jean Delmas praticien de la Vialette, soussignés avec les parties, ledit Cabot père a dit ne scavoir de ce requis.


Commentaires

Jean Cabot
lundi 18 février 2008 à 09h13

Bonjour, je vous signale, mais vous la connaissez peut-être une brochure : de Jean CABOT "DE GARDONNENQUE en VISTRENQUE, histoire d’une famille gardoise de 1314 à nos jours" (imprimerie DEHAN à Montpellier 1985)et qui traite en page 33 à 35 des CABOTO, navigateurs vénitiens.
Chantal Fédière.

vendredi 30 décembre 2011 à 09h19

DES MARIAGES AU NOM DE CABOT - FIGURENT AUSSI DANS LA GENEALOGIE TARNAISE VERS VALENCE D ALBI ET PAMPELONE
C EST EN ESSAYANT DE REMONTER MON ARBRE GENEALOGIQUE -
MONTCLAR - BRASC - BROUSSE - REQUISTA - VALENCE D ALBI - que de l’ AVEYRON j’ai abouti à un aîeul vers 1600 au nom de CABOT dans le Tarn
mes aieuls : DOUZAL - PUECH - RECH - CABOT - AT -

Si ça peut vous donner une issue ..........salutations

vendredi 22 février 2008 à 13h29

Merci pour la référence. Je viens de consulter ce livret. Très intéressant. Il donne de façon détaillée la généalogie des CABOT originaires de Cassagnoles depuis le XIIIe s (village dans le Gard, près d’Alès). D’après ce que l’on peut y lire, Pierre Cabot le père de notre chirurgien, cadissier de son métier, pourrait être issu d’un fils (Pierre ou Jean) de Privat Cabot qui épouse en 1561 Antonie Virgille. Mais les descendances de Pierre et de Jean ne sont pas données par l’auteur qui s’attache à celle de leur frère André lui-aussi cadissier. Donc pour l’instant, nous ne pouvons pas relier le père de notre chirurgien à cette famille.

Par contre l’auteur identifie également la généalogie des familles "nobles" de Cabot, dont les Cabot de Dampmartin alliés aux de Broglie au XIXème. Aucun rapport avec la descendance de notre chirurgien, c’est acquis. Ces familles sont issues d’un Pierre Cabot du mas de Carevieille (St-Paul Lacoste, Gard) qui teste en 1552 (date bien antérieure à la période où vécut notre chirurgien). Pour information, ce Pierre Cabot se prétendait petit-fils de Jean Cabot le célèbre navigateur vénitien.

Donc la question de la descendance de notre Jean Cabot chirurgien à Carmagnolles (Italie) reste également ouverte.

Elisabeth